Le capital social de la Sàrl : combien et comment ça marche
Le capital social est souvent le premier doute de celui qui ouvre une Sàrl (société à responsabilité limitée) en Suisse. Clarifions les règles, sans jargon inutile.
Combien de capital faut-il
La Sàrl exige un capital social minimum de 20’000 CHF, entièrement libéré avant l’inscription au registre du commerce. Contrairement à la SA, il n’existe pas de possibilité de libérer seulement une partie : les 20’000 CHF doivent tous être disponibles.
Le capital est divisé en parts sociales d’au moins 100 CHF chacune, au nom des associés et visibles au registre du commerce. Cette transparence est une caractéristique de la Sàrl : celui qui consulte le registre voit qui sont les associés.
Le capital n’est pas un coût
C’est le malentendu le plus courant. Le capital social reste la propriété de la société : après la constitution, il est disponible sur le compte de l’entreprise et peut être utilisé pour l’activité (achats, salaires, investissements). Ce n’est ni un impôt ni une somme « brûlée » : c’est la dotation initiale de l’entreprise.
Le compte de capital
Avant la constitution, on ouvre un compte de consignation du capital auprès d’une banque suisse, sur lequel les associés versent leurs apports. La banque délivre une attestation confirmant le versement : c’est le document que le notaire joint à l’acte constitutif. Une fois l’inscription effectuée, le compte de capital se transforme (ou se transfère) en compte opérationnel de la société.
Apports en numéraire ou en nature
Le capital peut être libéré en numéraire ou par des apports en nature (biens, machines, une entreprise existante, brevets). Les apports en nature exigent une évaluation et une documentation supplémentaires, et doivent être décrits dans l’acte : nous en parlons dans un guide dédié.
Responsabilité : pourquoi la Sàrl plaît
Dans la Sàrl, la responsabilité des associés est limitée au capital apporté : le patrimoine personnel, en règle générale, ne répond pas des dettes sociales. C’est la principale raison pour laquelle beaucoup d’entrepreneurs choisissent la Sàrl plutôt que la raison individuelle, où la séparation patrimoniale n’existe pas.
Sàrl ou SA ?
Si vous prévoyez une levée de fonds, un actionnariat plus large ou une image plus institutionnelle, la SA (capital minimum 100’000 CHF, dont au moins 50’000 libérés) peut être plus adaptée. Pour une activité opérationnelle qui démarre légère, la Sàrl reste le choix le plus efficient.
Comment nous vous aidons
Nous vous accompagnons dans le choix de la forme juridique, l’ouverture du compte de capital et l’inscription — avec la constitution à 0 CHF (associée à un mandat comptable de 12 mois) et des conditions écrites en clair. Parlons de votre projet.